APF Saint-Julien-les-Metz
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l'entreprise

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Pour en savoir plus sur:

- Qu'appelle-t-on un travailleur Handicapé?
- La réglementation
- La déclaration annuelle
- Le rôle de la COTOREP
- Ce qu'il faut savoir
- Les pénalités

 

travailleurs

Qu'appelle-t-on un travailleur Handicapé ?

Est considéré comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite d'une insuffisance ou d'une diminution de ses capacités physiques ou mentales. (Article L323-10 du Code du travail)

Sont concernés notamment (art 323-3):

  • Les travailleurs handicapés reconnus par la COTOREP;
  • Les accidentés du travail ou victimes de maladies professionnelles ayant une incapacité permanente au moins égale à 10%;
  • Les victimes de guerre ou assimilés;
  • Les titulaires d'une pension d'invalidité attribuée au titre du régime général de sécurité sociale ou au titre des dispositions régissant les agents publics.

Réglement

Un pourcentage obligatoire d'emploi de ces travailleurs par rapport à l'effectif total (quota) a été fixé par la loi de 1987 à 6 % (article L323-1).
L'obligation d'emploi s'applique à tous les employeurs, qu'ils soient du secteur privé ou public dès lors qu'ils occupent au moins 20 salariés. Pour les entreprises à établissements multiples, l'obligation d'emploi s'applique établissement par établissement et non au niveau de l'entreprise.

Déclaration annuelle

  • Chaque année, avant le 15 février, les employeurs sont tenus d'adresser à la direction du Travail et de l'Emploi, une déclaration relative à l'emploi des travailleurs handicapés dans leurs entreprises (article R.323-9).
  • Les employeurs doivent porter cette déclaration à la connaissance du CE ou, à défaut, des délégués du personnel (article R.323-10).

Rôle des COTOREP

  • Dans chaque département siège une commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP);
  • Elle seule est habilitée pour l'attribution de la reconnaissance du travailleur handicapé comme tel. En outre, elle se prononce sur son classement dans une des catégories (A, B ou C), suivant que le handicap est léger, modéré ou grave (article R 323-32);
  • Elle oriente éventuellement vers un reclassement professionnel;
  • D'autres questions (carte d'invalidité, allocation adulte handicapé et allocation compensatrice) relèvent aussi d'une autre section de la COTOREP;
  • En outre, une équipe de préparation et de suite du reclassement (EPSR) fonctionne en liaison avec la COTOREP.

Ce qu'il faut savoir

Le décompte des travailleurs handicapés pour le quota s'effectue ainsi:

  • taux d'invalidité reconnu par la COTOREP:
A = 1 unité,
B = 1 unité 1/2,
C = 2 unités 1/2,
  • accidentés du travail ou maladies professionnelles
10 % à 66,66 % d'IPP = 1 unité,
66,66 % à 85 % d'IPP = 1 unité 1/2,
au dessus de 85 % d'IPP = 2 unités.

IPP = Invalidité Permanente Partielle

L'âge (moins de 25 ans ou plus de 50 ans) , et certaines conditions de formation en entreprise ou de déplacement antérieur en établissement protégé comptent pour 1/2 unité supplémentaire (article D 323-2).
Certaines catégories de professions, fixées par un décret et considérées comme exerçant un travail à risques, ne sont pas décomptées dans l'effectif total de l'entreprise, à partir duquel est calculé le 'quota' obligatoire.
(article D. 323-3),

Autres Possibilités offertes aux entreprises par la loi

La loi de 1987 prévoit trois possibilités pour permettre aux entreprises de satisfaire à leur "obligation d'emploi" sans embauche directe de travailleurs handicapés.

* contrats de sous-traitance avec des établissements de travail protégé (L 323-8);

* accords d'entreprises ou de branches agréées par l'administration (L 323-8-1);

* versement d'une contribution volontaire à un fonds de développement pour les travailleurs handicapés (AGEFIPH) (L 323-8-2).

Cette contribution est fixée à :
- 300 fois le SMIC horaire par bénéficiaire non employé pour les entreprises de 20 à 199 salariés;
- 400 fois le SMIC horaire par bénéficiaire non employé pour les entreprises de 200 à 749 salariés;
- 500 fois le SMIC horaire par bénéficiaire non employé pour les entreprises de 750 salariés et plus.

Pénalités

Pour non-respect de la loi, l'employeur est passible d'une pénalité, notifiée par le commissaire de la République, égale à 500 fois le SMIC horaire plus 25 % par bénéficiaire non employé (article L. 323-8-6).

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